Mark Thomas, pianiste de son métier, avait commencé à noter les numéros des téléphones publics de Manhattan et à les mettre en ligne. Son idée était de provoquer des rencontres insolites lorsque un curieux appellerait une cabine et qu'un passant également curieux prendrait l'appel. Ce qui arriva.
Une Australienne appela le "payphone" au coin de la 57e rue et de Broadway, et l'homme qui décrocha ne savait pas où était l'Australie. Mais très rapidement ce divertissement gratuit trouva des raisons plus contingentes, on n'a pas idée du nombre de gens qui cherchent à localiser un téléphone public : parents qu'un enfant fugueur a appelés, femmes harassées, police à la recherche d'un pédophile…
Maintenant, avec quelque 450.000 numéros relevés, le site de Mr Thomas est devenu une ruche, tellement fréquentée qu'il est quelquefois difficile d'y avoir accès, avec historique, galerie d'images et boutique de souvenirs.
On peut même y trouver ses interprétations de Chopin, de Scriabine ou de Phil Glass, ainsi que ses propres improvisations. Aussi une bonne anthologie de tags saisis avec les téléphones/ minicams. Sa rubrique la plus prometteuse : "Call the Vatican".
www.payphone-project.com